En bref
Bangkok règle le problème logistique une bonne fois : métro aérien, hôpitaux excellents, immeubles récents avec salle de sport et piscine, fibre partout, et un aéroport qui relie tout le continent.
La ville se vit par quartiers. Ari, Thonglor, Phrom Phong et Sathorn n'ont rien à voir entre eux, et se tromper de quartier suffit à détester la ville.
C'est la base arrière idéale : on y installe son travail, on part d'ici pour les îles, le Vietnam ou le Cambodge.
Le coût réel
Le logement en condominium récent est le meilleur rapport qualité-prix de la région : ascenseur, sécurité, piscine, salle de sport, connexion fibre — pour un loyer mensuel inférieur à un studio parisien.
Le transport est presque gratuit à l'échelle d'un budget mensuel si on vit sur une ligne de métro. Vivre loin d'une station est la fausse économie classique : ce que tu gagnes en loyer, tu le perds en taxis et en temps.
Les extrêmes existent partout : on peut vivre très frugalement, comme on peut dépenser un budget européen sans effort dans les mêmes rues.
Travailler ici
Le meilleur réseau internet fixe de la zone, et une densité de coworking sans équivalent régional. Travailler à toute heure ne pose aucun problème.
La contrepartie est l'énergie de la ville : le bruit, la chaleur et les trajets fatiguent. La discipline consiste à habiter près de là où tu travailles.
Le décalage horaire avec l'Europe est le même que pour toute la Thaïlande : matinées à toi, fin de journée avec les clients européens.
Ce que personne ne dit
La pollution de l'air en saison sèche est un vrai sujet de santé, pas un désagrément. Elle se surveille comme la météo et change la façon de vivre pendant plusieurs semaines.
La chaleur humide est constante et use : elle transforme n'importe quel déplacement en effort.
Enfin, Bangkok est facile à vivre en surface et opaque en profondeur : sans un minimum de thaï ou de relations locales, on reste un client, jamais un habitant.